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Michel Stefani : « le candidat des communistes c’est Jean Luc Mélenchon »

  A chaque rentrée il est un rituel qui consiste à s’interroger sur son déroulement. Cette année n’est cependant pas tout à fait comme les précédentes. Pour vous sera-t-elle résignée ou au contraire offensive ? La forte mobilisation des enseignants montre qu’elle peut devenir très offensive. En tout cas nous nous y efforçons. Face à l’avalanche d’austérité que le gouvernement nous impose ou nous annonce, c’est une nécessité. Pour celles et ceux qui n’ont que leur travail, voire connaissent le chômage ou n’ont que le RSA pour vivre et faire vivre leurs familles, cette politique c’est toujours plus de souffrances au quotidien…alors que les profits des grandes entreprises, celles du CAC 40, sont très florissants. C’est insupportable ! La Corse était épargnée par la crise vous dites n’y avoir jamais cru, l’actualité vous donnerait-elle raison ? Les chiffres du chômage de toute évidence montrent que nous avions raison. Ils sont tellement alarmants que le préfet de région s’en est inquiété publiquement. 15 000 chômeurs pour 100 000 actifs c’est 15 % et les plus touchés sont parmi les jeunes et les plus de 50 ans. Cette situation est d’autant plus inquiétante que le chômage a augmenté au moment même où il aurait dû baisser pendant les mois d’été. Encore une fois, nous touchons aux limites du modèle économique de la mono activité touristique et d’une croissance reposant essentiellement sur la commande publique. Il faut véritablement s’intéresser au développement du secteur secondaire… Le gouvernement gèle des dotations, s’en prend aux niches fiscales… le FIP est sur la liste dressée par l’IGF avec d’autres comme les réfactions de TVA, la TIPP quel sera l’impact de cette politique d’austérité sur les finances de la CTC ? Il y a une forme de cynisme très prononcée dans la manière de présenter les choses. On explique que la dépense publique génère le déficit public et qu’il faut réduire le train de vie de l’Etat autrement dit réduire la dépense sociale nécessaire à travers les services publics, la santé, les logements sociaux, l’éducation… La RGPP c’est plus de 1000 postes supprimés en Corse, le gel de la dotation de continuité territoriale depuis 2009 c’est prés de 10 M€ en moins, si demain le gouvernement touche aux réfactions de TVA, ceux qui les détournent au détriment des consommateurs seront tentés d’augmenter les prix pour compenser le manque à gagner. Le pouvoir d’achat des ménages insulaires s’en ressentirait forcément… La présidentielle aussi est de la partie qu’elle est votre sentiment en voyant les primaires au PS, les déchirements à droite et les déballages nauséabonds ? Je trouve assez surprenant qu’elles s’adressent à tout l’électorat de gauche et même à celui de droite pour partie, sous réserve de payer un euro et de signer une charte des valeurs de gauche à titre d’engagement. Puisqu’il s’agit de désigner le ou la candidate du Parti socialiste cela devrait rester de la seule responsabilité des adhérent(e)s de ce parti. Sauf à vouloir faire voter PS avant même le premier tour c’est une façon de nier la pluralité de la gauche. Le danger c’est qu’à trop vouloir se rapprocher du bipartisme anglo-saxon les repères s’effacent et le débat de fond, nécessaire pour changer de politique, est mis de côté. C’est de la communication dans un contexte de révélations choquantes, sur des comportements opposés aux principes et aux valeurs républicaines. Or il y a besoin d’une nouvelle moralité politique et d’une authentique politique de gauche. C’est ce que les communistes proposent et défendent avec leur candidat Jean Luc Mélenchon.   Donc, vous ne voterez pas aux primaires socialistes ? Non, je l’ai dit les communistes ont choisi leur candidat à la présidentielle c’est Jean Luc Mélenchon. Le Front de gauche justement est-il en campagne ? Vous en doutez ? Non seulement il l’est mais il se veut porteur d’espoir, de combativité, de rassemblements face aux tenants de la crise mondialisée et à leurs fondés de pouvoirs qui gouvernent notre pays dans le souci unique de préserver, ils disent rassurer, les marchés financiers… 6 - Et le PCF dans tout ça ? Il se porte plutôt bien. Sans lui le Front de gauche n’existerait pas. Il est au cœur de cette démarche de rassemblement en étant lui-même, ouvert sans frilosité et conforté par plusieurs événements politiques récents. Nous venons de vivre un moment exceptionnel avec la fête de l’Huma, beaucoup de monde de débats, de confrontations, de réflexion, pour dépasser l’indignation et la colère et construire le rapport de force politique nécessaire en faveur du peuple et de ses intérêts, contre la dictature des marchés financiers. On peut également se réjouir du résultat des élections sénatoriales. Non seulement notre groupe est conforté mais la portée politique de la défaite de la droite donne plusieurs indications notamment la sanction de sa politique mais aussi le rejet très profond de sa réforme des collectivités territoriales. Y-a-t-il un message à adresser au « peuple corse » et dans l’affirmative quel serait-il ? Pour que l’angoisse change de camp, avec le même esprit que les résistants lorsqu’ils l’ont fait leur : Forti seramu si seramu uniti ! Sur l’avenir proche de la Corse faut-il être moyennement optimiste ou franchement pessimiste ? Les difficultés quotidiennes sont si fortes qu’on ne peut parler d’optimisme. Tout dépend où on se situe. L’appréciation peut varier du tout au tout selon que vous êtes contributeurs à l’ISF ou allocataire du RSA. Sans sombrer dans le pessimisme, je pense qu’il faut être lucide et surtout confiant et combatif.

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